Premières représentations de jongleurs au XIème siècle

Ce manuscrit provient de l'Abbaye Saint-Martial de Limoges (avant 1029) ; Bibliothèque royale (1730). La présence dans ce Tropaire de tropes en l’honneur de saint Orens et de saint Saturnin, ainsi que la mention « tolosanica » ont permis à Jacques Chailley de l’attribuer à la région d’Auch ; très rapidement ensuite, ce manuscrit est parvenu à Saint-Martial de Limoges, où sa présence est attestée dès 1027-1028, avant qu’Adémar de Chabannes n’y transcrive sur l’avant-dernier feuillet deux de ses compositions, la suite sur https://www.limousin-medieval.com/tropaire-de-saint-martial


Du xie au xiiie siècle, la quasi-totalité des manuscrits avec de la musique notée s’inscrit dans un contexte religieux. Les consignations écrites servent d’appui à la pratique rythmée par le cycle liturgique ou, à partir de la toute fin du xie siècle, à l’enseignement et à l’évangélisation. Quant aux chansons profanes, les plus anciens fragments datent seulement de la fin du xiie siècle. Si ce corpus n’était pas encore écrit, les représentations de jongleurs dans les manuscrits témoignent de l’antériorité d’une pratique musicale en dehors d’un contexte religieux.




Le célèbre Tropaire-Prosaire de Saint-Martial, daté de la fin du xie siècle, contient par exemple de belles illustrations de ce type. Les chansonniers des troubadours, élaborés à partir du deuxième tiers du xiiie siècle, intègrent d’ailleurs des pièces très anciennes, comme celles du premier troubadour connu, Guillaume IX d’Aquitaine (fin xi ), ou celles de la première génération de poètes marquée par deux célèbres Limousins : Marcabru et Jaufre Rudel (deuxième tiers du xiie siècle. (Source : "Chanter à Saint-Martial" / Christelle Chaillou-Amadieu )

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