LE TABERNACLE DE CHERVES

 

Ce tabernacle est conservé au Metropolitan Museum sous le nom de tabernacle of Cherves.

C’est une petite armoire à partie supérieure triangulaire en cuivre ciselé, gravé, doré avec émail champlevé polychrome, (bleu, jaune, vert, blanc, rouge avec dominance du bleu). L’ensemble est d’or sur fond azur avec quelques petits éléments polychromes.

 

Chaque élément représente une ou plusieurs scènes :

  • au fond descente de Croix ;

  • à l’intérieur des volets : en six médaillons, la descente aux limbes ;

  • revêtement intérieur avec quatre losanges dont un manque, et seize triangles : mise au tombeau, résurrection et apparition ;

  • les volets fermés, avec à l’extérieur représentation du Christ et de la vierge Marie, chacun surmonté d’un ange.

 

Les personnages de la descente de Croix au fond, de l’extérieur des volets et des médaillons intérieurs des volets sont rapportés.

LE TABERNACLE DE LA CATHEDRALE DE CHARTRES

 

Le tabernacle de Saint Aignan du trésor de la cathédrale de Chartres, réalisé à Limoges vers 1225, est une pièce dont la rareté et la qualité d’exécution situent comme l’un des plus beaux exemples d’émail champlevé.

 

Ce tabernacle apparaît dans les inventaires de la cathédrale pour la première fois en 1774. Projet d'acquision par l'Etat en 2004 de deux plaquettes triangulaires à échancrures en cuivre gravé et doré et ornées d'émaux champlevés du début du XIIIe siècle provenance du tabernacle. A l'intérieur, paroi du fond : Crucifixion entre la Vierge et saint Jean, à gauche et à droite l'Eglise et la Synagogue ; sur le côté droit : incrédulité de saint Thomas, sur le côté gauche : Reniement de saint Pierre ; à l'intérieur, sur les volets : à droite le Christ, à gauche la Vierge ; à l'extérieur des volets : les douze Apôtres sous des arcatures et les mains de Dieu envoyant des langues de feu symbolisant la Pentecôte ; à l'extérieur, sur les côtés et les pentes du toit, disques de cuivre dorés et gravés chacun d'un ange bénissant ou portant un livre.

Tabernacles

La dévotion aux saints existe très tôt dans l'histoire de la chrétienté. Les croisades en Terre Sainte ont accéléré le commerce des reliques en Occident. La christianisation de nombreux sanctuaires païens ont vu naître des dévotions et processions dédiées aux saints locaux ou reconnus.

 

Qui dit reliques dit reliquaires ... et le commerce de ces derniers se multiplie. Les émailleurs de Limoges sortiront une production importante de châsses, représentation miniature de l'église, dernier écrin des saintes reliques.

Présentation du tabernacle du trésor de la cathédrale de Chartres

                 A HIGHLY IMPORTANT LIMOGES CHAMPLEVE ENAMEL GILT COPPER TABERNACLE

 

late 12th / early 13th century. The rectangular form with pyramidal top and palmette finial, the body with turquoise and dark blue enamel ground interspersed with rosettes, circles and cross-forms and with horizontal bands. The front panel with a figure of Christ in relief flanked by the Virgin and St. John with relief heads. The side panel with door depicting full length images of St. Peter and Paul within an arched niche, their heads in relief. The back panel with the enthroned Virgin in relief and within an aureole. The final side panel depicting the Myhr-Bearing Women and Angel, their heads in relief. Each triangular panel of the pyramidal top depicting a symbol of one of the Four Evangelists, with the faces in relief. Height 10 inches Width and depth 3.75 inches (25.4cm x 9.6cm).

 

 

The offered tabernacle is an exquisite example of Limoges production. Most gilt-copper and enamel boxes were wider than tall and used to house relics. Among these, the Thomas Becket Caskets are perhaps the most famous (one in the Louvre, Paris and one in the British Museum, London). Tabernacles such as this would contain the consecrated Eucharistic wafer. Despite the relative abundance of reliquary caskets in museum collections, only 7 tabernacles are recorded in collections (2 - Met. New York, 2 - Louvre, Paris, 1- San Sepolcro, Barletta, 1- Bargello, Florence, 1- Bayerisches National Museum, Munich). Some of these were featured in an exhibition of Limoges enamels at the Metropolitan New York and the Louvre in 1995-96. The offered lot represents a period in Limoges production when the bodies and heads of certain figures were formed in relief. These gilded figures set against a blue enameled background with decorative roundels created an other worldly effect. The vibrant blue pigments created from imported lapis and azurite were of great expense, and reserved for only the finest ecclesiastic objects such as the offered lot.