Les châsses de Aix-sur-Vienne

Cette châsse de la collégiale de Saint-Junien, du milieu du XIIIème siècle, fait partie de la série des châsses limousines émaillées.

 

Cette châsse est dite de "saint André Hubert Fournier", elle reprend la forme de sarcophage à toit ouvrant fut donnée à la paroisse d'Aixe-sur-Vienne il y a une vingtaine d'années par une famille de la région.

 

Elle est sommée de cinq petits acrotères modernes en cuivre qui ont peut-être remplacé une crête originelle dont l'existence reste sujette à caution. Formée de plaques de cuivre doré et d'émail champlevé sans âme de bois, son décor très simple est constitué de seize médaillons encadrant chacun une figure d'ange à mi-corps répartis symétriquement. Les médaillons sont apparentés à ceux des châsses et pyxides de Brive-la-Gaillarde, Chambon-sur-Voueize, Lapleau, Saint-Vaury, Saint-Yrieix, Vars-sur-Roseix, du musée de l'Evêché de Limoges, du musée de Guéret.


Cette châsse renferme aujourd'hui les reliques de saint André Hubert Fournet, prêtre poitevin, fondateur à la fin du XVIIIe siècle de la Communauté des Soeurs de la Croix à Poitiers.

 

(Source - Emaux Limousins du Moyen Age / Images du Patrimoine)

 

Cette seconde châsse d'Aix-sur-Vienne dite de la Crucifixion affecte la forme d'un petit édifice à toit en bâtière surmonté d'une crête en cuivre doré.

 

Par suite d'une restauration effectuée vers 1886-1888, elle fut profondément remaniée. Sur l'ensemble de l'oeuvre, les rivets anciens ont été remplacés par des vis à tête ronde dorée, la crête a été entièrement reconstituée ainsi que les bandes des bordures inférieures. Les petites marguerites en cuivre clouées, avant 1886-1888, sur le rampant du toit de la face postérieure et de son bandeau inférieur ont été supprimées et les pierres montées en cabochon rejetées sur les pieds et la partie basse de la châsse.

 

Enfin, la plaque ajourée aux arcatures en boudin en relief qui se trouvait auparavant sur la face arrière, a été remplacée par un parement en cuivre doré avec émaux champlevés réalisé dans un esprit archéologique. En outre, la cohérence iconographique supposerait une inversion des rampants du toit, le Christ dans sa mandorle entouré des deux anges devant se trouver primitivement au-dessus de la scène de Crucifixion, comme sur les châsses de Saint-Junien, Saint-Victurnien et du musée de l'Evêché de Limoges.


Cette châsse contient aujourd'hui et ce depuis au moins 1858, des reliques de saint Blaise identifiées par une étiquette.

 

(Source - Emaux Limousins du Moyen Age / Images du Patrimoine)