Broderie des Rois Mages

Le Musée de la cathédrale de Tulle possède trois spécimens de broderies anciennes du XIIIème ou XIVème, dont cette broderie anglaise du XIIIème siècle présentant l'Adoration des mages" qui forme un tableau unique réunissant les personnages de la tradition ainsi qu'un autre à droite, transposés dans une interprétation typique de l'Occident médiéval.

 

Au terme de ce que l'on nomme les "Voyages de l'Adoration" et d'après l'évangéliste saint Matthieu, des mages sont venus reconnaître Jésus, l'Enfant Roi, peu de jours après sa naissance. On admet communément au Moyen Age que Trois Rois, Guaspar ou Caspar, Merchior ou Melchior et Balthasar sont venus se prosterner devant l'Enfant Jésus chargés d'offrandes : de l'or, de l'encens et de la myrrhe (des présents au nombre de 3).

 

 

Le musée du Cloître conserve dans son musée dès 1893, par l’intermédiaire de la famille Lafond de Saint Mür trrois panneaux de broderie. Ils sont caractéristiques d’un travail dit en en opus anglicanum.

 

Les deux panneaux représentant les thèmes bibliques de l’Adoration des Mages et la Présentation au temple appartiennent probablement au même ensemble tandis que le troisième est une composition de personnages découpés et assemblés sur un fond plus tardif (XVII-XVIIIe siècle).

 

Au XIXe siècle, les panneaux se trouvaient dans la chapelle du Chambon sur la commune de Laguenne, propriété de la famille Lafond de Saint Mür mais leur provenance présumée les rattache à l’abbaye Saint Martin de Tulle, sans que, en l’état actuel des recherches, cette provenance puisse être attestée par des documents d’archives.

          Opus Anglicanum

Term used in medieval continental inventories to describe English embroidery. It was famed for its fine goldwork and skilful use of the techniques of underside couching and split stitch. Such embroidery was used for both ecclesiastical and secular textiles, although very few of the latter have survived.

English embroiderers used specific techniques when stitching the face and hair. To complete the head, they would often use two contrasting colours to denote natural curl. Embroidery was viewed as an art form, on a par with silver-gilt metalwork, stained glass, sculpture and architecture.

As such, expensive embroidered textiles became something of a status symbol for royalty and religious leaders. In 1317, Queen Isabella, wife of Edward III, paid 100 marks - about £40,000 today - to “Rose, the wife of John de Bureford, citizen and merchant of London, for an embroidered cope for the choir, lately purchased from her to make a present to the Lord High Pontiff from the Queen.”

This high quality English embroidery was made of expensive imported materials and was very labour intensive. Nuns and noblewomen did a great deal of embroidery as one would expect, but large embroideries like the Syon Cope were made by highly trained professionals, both men and women. They were employed in workshops which were funded by merchants and noble patrons. It was the merchants who took the profits, not the embroiderers who received only modest payments for their work. Most workshops were in London where the necessary capital was available and which was the principal port through which the imported materials arrived.

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