Saint Psalmet

Saint Psalmet est le nom d'un ermite connu dans la Montagne limousine, pour avoir fondé la ville d'Eymoutiers.

 

Cependant, les sources historiques attachées au personnage sont peu abondantes. Nous avons retrouvé des hagiographies datant du 19ième siècle relatant l'épopée du saint. Et nous avons des éléments toponymiques ou architecturaux y faisant référence : la rue saint Psalmet à Eymoutiers, la chapelle de Grigeas sur la commune de Domps, le nom propre de la commune de Domps " Domus Psalmodus " (maison de Psalmet), des vitraux de la Collégiale datant du 16ième siècle et représentant la " Confrérie de saint Psalmet ", des statues ou vitraux du saint, la Chapelle Saint Psalmet avec son retable dans la Collégiale d'Eymoutiers. Et aussi des reliques conservées depuis des siècles.

 

(Source - Ostensions de Saint Psalmet)

 

 

La vie de saint Psalmet fondateur d'Eymoutiers

 

On ne connaît pas bien son origine : écossais ou irlandais selon les sources, il vécut entre le VIième et le VIIième siècle de notre ère.

 

Les hagiographes relatent une enfance simple et recueillie, agrémentée d'aventures miraculeuses. Vivant sur le bord de la mer, endormi sur un monceau d'algues déposé sur la plage, il fut emporté par la marée et flotta avant d'être redéposé sain et sauf au même endroit 36h plus tard. Le prodige entraîna la construction d'une chapelle où affluaient malades et moribonds. En hiver, malgré la rigueur du froid, Psalmet " le cœur réchauffé d'amour " transpirait de chaud, communiquant ce qui l'animait au fond.

 

Puis un jour : " Psalmode s'embarqua sur un navire qui faisait voile pour le continent, laissant derrière lui une famille et des amis désolés de le perdre, car chacun aimait ce jeune homme pieux, simple et accessible à tous surtout aux pauvres.

 

Il pénétra dans les Gaules par l'estuaire de la Charente, et alla se présenter à St Léonce, évêque de Saintes, pour recevoir sa bénédiction. La renommée l'y avait précédé. Et de nouveaux miracles (guérison d'aveugle) se produisirent. Il s'enfuit vers le Limousin, région couverte d'épaisses forêts et se retira dans la forêt de Grigeas, menant une vie de prière et d'austérité. Il récitait chaque jour tout le psautier (150 psaumes) et le psalmodiait (d'où le nom qui lui fut attribué)..."

 

(Source - Les saints limousins / JC Masmonteil).

Eymoutiers - Crédit Pnr Millevaches

" Bien que retiré en un endroit désert", on l'y retrouva, et on commença à venir solliciter des grâces et des guérisons :

* La fille d'un seigneur de Guyenne avait été mordue par une vipère et malgré les soins, était prête à mourir. Au désespoir, la mère de la victime la conduit à st Psalmet. Celui-ci prend un peu d'eau, la bénit, et la fait boire à l'enfant qui est aussitôt guérie.

* Un berger endormi près d'un buisson où gîtait un petit serpent. Celui-ci pénétra par la bouche entrouverte du dormeur si avant qu'on ne pouvait l'en déloger. Un signe de croix du saint fit sortir de la poitrine de jeune homme l'hôte qui le torturait.

* Une pauvre aveugle, n'ayant personne comme guide, invoqua le saint et recouvra la vue.

* Le saint avait un âne, et s'en servait pour porter son bois puis le laissait en liberté. Un jour, l'âne s'enfonça trop avant dans la forêt et fut étranglé par un loup. Psalmet, fatigué de chercher vainement son âne se mit en prières. Peu après, il vit arriver un loup qui se tint auprès de lui prêt à le servir : c'était le meurtrier de l'âne. Le saint lui imposa de porter désormais sa provision de bois. Ce qu'il fit pendant longtemps.

Après sa mort, les pèlerins affluèrent à son tombeau à l'origine de nombreux prodiges. Ceux qui invoquaient avec confiance St Psalmet dans les affections dartreuses appelées feu sacré ou qui imploraient son assistance pour les petits enfants tourmentés de maux d'entrailles ou de douleurs cardiaques étaient soulagés ou exaucés. St Psalmet est encore invoqué pour l'heureuse délivrance des mères et pour les moribonds.

 

(Source - Les saints limousins / JC Masmonteil).

À la mort du saint, vers 630, Psalmet fut inhumé sur les bords de la Vienne et sur son tombeau fut construite une petite église abritant ses reliques, desservie par un monastère de chanoines. C’est l’origine du « moustier », aujourd’hui disparu, et de l’église collégiale d'Eymoutiers actuelle. Quant à « Ey », la racine serait un terme gaulois : ayen (la hauteur ou la colline) ; ainsi Eymoutiers serait le monastère au pied de la colline.

(Source - Cercle historique Pelaud)