Le Moyen Age se réinvente sur France Culture

France Culture nous invite au cours de quatre émissions à redécouvrir l'histoire du "Moyen Age" jusqu'à la période "médiévale". Nos points de vue sont toujours conditionnés par les médias, nos connaissances et l'accessibilité des informations. Ces émissions remettent en place quelque peu notre vision grand public du Moyen Age et ses clichés hérités dès la Renaissance.


"De quoi est constitué notre Moyen Âge ? Il y a sans doute quelques châteaux forts, de majestueuses cathédrales et d’humbles chaumières. Il est possible d’y rencontrer un moine enquêteur dans Le Nom de la Rose, peut-être d’Ivanhoé et de Thierry la fronde.

Tournois, trouvères et troubadours, un incroyable bestiaire fait de griffons, de licornes et de dragons, la peste, la famine, la boue avec, au milieu de tout ça, un dimanche à Bouvines et Notre-Dame de Paris. Nous avons tous une image mentale du Moyen Âge que nous avons construite, peu à peu, à partir de films, de séries, de visites et de lectures bien sûr. Aujourd’hui, de nouveaux récits se construisent pour parler du Moyen Âge, une nouvelle génération de chercheurs et de passeurs. Ils ont bien raison : le Moyen Âge est actuel, toujours parmi nous !"




0https://www.franceculture.fr/emissions/le-cours-de-lhistoire/moyen-age-superstar-14-reinventer-le-recit-medieval-0



Le Moyen Âge est une période méconnue, qui sert donc de réservoir à plein d’idéologies qui sont parfois très douteuses. On va alors imaginer un occident qui serait parfaitement christianisé, où les prêtres ne se marreraient pas, or on sait que ce n’est pas vrai jusqu’au XIe siècle, où il n’y aurait pas de populations d’origine africaine qui circuleraient, on sait que c’est faux également. Donc plus on va instruire en insistant sur les échos du Moyen-Âge sur les événements contemporains, plus on va neutraliser d’avance ce vide qui donne lieu à ces idéologies. Pauline Guéna



Il y a encore des personnes qui étudient le Moyen Âge aujourd’hui, ça veut donc dire qu’il y a encore des choses à découvrir. Je me suis dit qu’il fallait écouter ces personnes-là et pour cela le podcast était le meilleur moyen. Je m’entretien avec des personnes qui n’ont jamais fait d’interviews, donc le rapport à l’image aurait été compliqué et l’écrit n’aurait pas retranscrit exactement leurs paroles. J’essaie avec eux de revenir à la base, on parle autant à votre cousin de 15 ans que votre grand-mère de 87 ans.

Et ce qui est le plus émouvant, c’est qu’ils qui n’ont jamais parlé de leurs recherches à personne excepté leur directeur de mémoire. J’essaie de les faire un peu accoucher de leur travaux, il y a toute une partie où ils me parlent de leurs recherches, mais aussi une partie plus personnelle sur : qu’est-ce que ça leur fait à eux, d’étudier le Moyen Âge aujourd’hui ?, qu’est-ce que ça fait d’aller toucher des archives que personne n’avait lu avant ? Et c’est très émouvant de les entendre parler avec passion de tout cela. Fanny Cohen Moreau

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